1. Introduction

Rickettsia slovaca est responsable de la «Tick-BOrne LymphAdenitis» ou TIBOLA, également appelée «Dermacentor-borne necrosis- erythemalymphadenopathy» (DEBONEL) en Espagne. Le TIBOLA est une rickettsiose émergente décrite pour la première fois en 1997 par l'Unité des rickettsies [ 1 ]. C'est l'une des principales rickettsioses en Europe. Elle a été décrite en France, Espagne, Portugal, Hongrie, Autriche, Slovaquie, République Tchèque, Slovénie, Roumanie, Croatie, et Bulgarie. Le TIBOLA est une zoonose, transmise par la piqûre des tiques du genre Dermacentor. L'association escarre d'inoculation au cuir chevelu - adénopathies cervicales en période froide en zone d'endémie, doit systématiquement faire évoquer le diagnostic. Cette maladie est bénigne mais peut s'accompagner de séquelles dont une alopécie résiduelle au site de piqûre ou une asthénie persistante [ 2-5 ].

Références

  1. Raoult D, Berbis P, Roux V, Xu WB, Maurin M (1997) A new tick-transmitted disease due to Rickettsia slovaca. Lancet 350: 112-113.
  2. Raoult D, Lakos A, Fenollar F, Beytout J, Brouqui P, Fournier PE (2002) Spotless rickettsiosis caused by Rickettsia slovaca and associated with Dermacentor ticks. Clin Infect Dis 34: 1331-1336.
  3. Lakos A (1999) Tick-borne lymphadenopathy (TIBOLA) - a new, probably rickettsial infection. Inf Dis Rev 1: 114-116.
  4. Oteo JA, Ibarra V, Blanco JR, Martinez dA, V, Marquez FJ, Portillo A, Raoult D, Anda P (2004) Dermacentor-borne necrosis erythema and lymphadenopathy: clinical and epidemiological features of a new tick-borne disease. Clin Microbiol Infect 10: 327-331.
  5. Lakos A. (1997).Tick-borne lymphadenopathy--a new rickettsial disease? Lancet. 350:1006

2. Que sait-on du micro-organisme ?

Rickettsia slovaca (R. slovaca) est une bactérie intracellulaire stricte classée dans la sous-division alpha des Proteobacteria et dans le groupe boutonneux au sein du genre Rickettsia [ 1 ]. R. slovaca est responsable du TIBOLA. Bien que possédant une paroi de type Gram négatif, cette bactérie prend mal la coloration de Gram. Elle est colorée par la coloration de Gimenez. Dans sa cellule cible, la cellule endothéliale, R. slovaca est mobile par polymérisation des filaments d'actine cellulaire. Le génome de R. slovaca est en cours de séquençage. R. slovaca est classée parmi les micro-organismes de niveau de sécurité biologique 3.

Références

  1. Sekeyova Z, Roux V, Xu W, Rehacek J, Raoult D (1998) Rickettsia slovaca sp. nov., a member of the spotted fever group rickettsiae. Int J Syst Bacteriol 48 Pt 4: 1455-1462.

Arbre phylogénique des bactéries du genre Rickettsia basée sur la comparaison des séquences du gène codant la citrate synthase

3. Réservoir et transmission de R. slovaca

Le TIBOLA est une zoonose transmise à l'homme par piqûre des tiques du genre Dermacentor, notamment D. marginatus et D. reticulatus, qui en sont également le réservoir. En effet, chez les tiques, la rickettsie est transmise de génération à génération par voie trans-ovarienne. Outre la France, R. slovaca a été détectée dans D. marginatus au Portugal, en Suisse, en Yougoslavie, en Slovaquie, en Ukraine, en Arménie, et en Hongrie. 16% des D. marginatus prélevés sur des cochons en France étaient porteurs de R. slovaca [ 4 ]. Les tiques du genre Dermacentor sont abondantes dans les forêts, prairies, champs et steppes. Elles sont en embuscade sur la végétation et attendant le passage d'un hôte animal. Dans le sud de l'Europe, les Dermacentor adultes, qui piquent facilement l'homme, sont actifs en automne, hiver et au début du printemps, ce qui fait du TIBOLA une maladie saisonnière en période froide (88%). Les Dermacentor piquent l'homme préférentiellement dans les zones couvertes de poils, notamment le cuir chevelu. Les patients de sexe féminin (59%) et les enfants constituent la population la plus exposée [ 1,2,3 ]. Entre 1996 et 2004, le TIBOLA a représenté 38% des cas de rickettsioses diagnostiqués par l'Unité des Rickettsies en France.

Références

  1. Raoult D, Berbis P, Roux V, Xu WB, Maurin M (1997) A new tick-transmitted disease due to Rickettsia slovaca. Lancet 350: 112-113.
  2. Raoult D, Lakos A, Fenollar F, Beytout J, Brouqui P, Fournier PE (2002) Spotless rickettsiosis caused by Rickettsia slovaca and associated with Dermacentor ticks. Clin Infect Dis 34: 1331-1336.
  3. Lakos A (1997) Tick-borne lymphadenopathy-a new rickettsial disease ? Lancet 350: 1006.
  4. Sanogo YO, Davoust B, Parola P, Camicas JL, Brouqui P, Raoult D (2003) Prevalence of Rickettsia spp. in Dermacentor marginatus ticks removed from game pigs (Sus scrofa) in southern France. Ann N Y Acad Sci 990: 191-195.

Dermacentor reticulatus, vecteur de R. slovaca

4. Signes cliniques du TIBOLA

Après une incubation muette de 6 à 7 jours, le tableau typique associe une escarre d'inoculation au cuir chevelu (100% des cas) à des adénopathies cervicales (100% des cas), douloureuses dans 59% des cas [ 1 ]. Fièvre (12% des cas) et éruption cutanée (6% des cas) sont rares. L'évolution est spontanément favorable en quelques jours. Cependant, la maladie peut se compliquer de séquelles dont une alopécie résiduelle au site de piqûre (30% des cas) ou une asthénie résiduelle pouvant persister jusqu'à 3 mois (17% des cas).

Références

  1. Raoult D, Lakos A, Fenollar F, Beytout J, Brouqui P, Fournier PE (2002) Spotless rickettsiosis caused by Rickettsia slovaca and associated with Dermacentor ticks. Clin Infect Dis 34: 1331-1336.

Escarre au cuir chevelu au cours du TIBOLA

Alopécie résiduelle au site de la piqûre

5. Diagnostic du TIBOLA

Le diagnostic du TIBOLA est essentiellement clinique et repose sur un faisceau d'arguments épidémio-cliniques. La présence d'une escarre d'inoculation au cuir chevelu associée à des adénopathies cervicales après séjour en zone d'endémie en période froide doit faire évoquer le diagnostic de TIBOLA. Le diagnostic présomptif peut être confirmé par des examens paracliniques. La biopsie d'escarre d'inoculation faite avant antibiothérapie est le meilleur échantillon clinique, permettant la détection moléculaire de la rickettsie mais également parfois sa culture. Les seuls résultats sérologiques ne permettent pas d'identifier l'espèce en cause [ 2 ].

Un diagnostic de TIBOLA peut être considéré comme certain [ 1 ] si :

Références

  1. Raoult D, Lakos A, Fenollar F, Beytout J, Brouqui P, Fournier PE (2002) Spotless rickettsiosis caused by Rickettsia slovaca and associated with Dermacentor ticks. Clin Infect Dis 34: 1331-1336.
  2. Rolain JM, Shpynov S, Raoult D (2003) Spotted fever group rickettsioses in North Asia. Lancet 362: 1939.

6. Eléments de diagnostic aspécifique

Le TIBOLA s'accompagne de thrombopénie dans 20% des cas et d'une élévation modérée des transaminases sériques dans 20% des cas [ 1 ].

Références

  1. Raoult D, Lakos A, Fenollar F, Beytout J, Brouqui P, Fournier PE (2002) Spotless rickettsiosis caused by Rickettsia slovaca and associated with Dermacentor ticks. Clin Infect Dis 34: 1331-1336.

7. Diagnostic biologique direct

L'échantillon clinique le meilleur pour le diagnostic de la fièvre boutonneuse méditerranéenne est la biopsie cutanée de l'escarre d'inoculation, faite de préférence avant antibiothérapie. L'amplification génique par PCR, également possible à partir de sang EDTA et de la tique prélevée sur le patient, cible différents gènes (citrate synthase, ompA, ompB, «gene D») [ 1-4 ] et permet de détecter et identifier avec certitude l'agent causal. Pour chaque réaction, de l'ADN de R. montanensis (espèce absente en Europe et de pathogénicité non démontrée), est utilisé comme témoin positif. De plus, un témoin négatif est inclus pour 6 échantillons testés.

La culture de R. slovaca est réservée aux laboratoires équipés d'un laboratoire de niveau de sécurité biologique 3. Elle est réalisée sur tapis cellulaire [ 13 ]. Elle peut être obtenue également à partir de la tique trouvée sur le patient. A ce jour, 4 isolats de R. slovaca ont été obtenus à l'Unité des Rickettsies, dont 2 dans des biopsies cutanées ou du sang [ 5 ] et deux dans des tiques. L'étude en immunohistochimie de la biopsie d'escarre, utilisant des anticorps poly-ou monoclonaux, permet de montrer la bactérie directement au sein des tissus.

Références

  1. Roux V, Rydkina E, Eremeeva M, Raoult D (1997) Citrate synthase gene comparison, a new tool for phylogenetic analysis, and its application for the rickettsiae. Int J Syst Bact 47: 252-261.
  2. Fournier PE, Roux V, Raoult D (1998) Phylogenetic analysis of spotted fever group rickettsiae by study of the outer surface protein rOmpA. Int J Syst Bacteriol 48: 839-849.
  3. Roux V, Raoult D (2000) Phylogenetic analysis of members of the genus Rickettsia using the gene encoding the outer-membrane protein rOmpB (ompB). Int J Syst Evol Microbiol 50: 1449-1455.
  4. Sekeyova Z, Roux V, Raoult D (2001) Phylogeny of Rickettsia spp. inferred by comparing sequences of 'gene D', which encodes an intracytoplasmic protein. Int J Syst Evol Microbiol 51: 1353-1360.
  5. Marrero M, Raoult D (1989) Centrifugation-shell vial technique for rapid detection of Mediterranean spotted fever rickettsia in blood culture. Am J Trop Med Hyg 40: 197-199.
  6. Cazorla C, Enea M, Lucht F, Raoult D (2003) First isolation of Rickettsia slovaca from a patient, France. Emerg Infect Dis 9: 135.

Amorces de PCR utilisées pour la détection des Rickettsia du groupe boutonneux


Gène Nom de l'amorce Séquence (5'-3') Longueur du fragment (nt) Ref
Citrate synthase (gltA) Rp877 GGGGACCTGCTCACGGCGG 381 [ 1 ]
Rp1258 ATTGCAAAAAGTACAGTGAACA
rOmpA (ompA) 190-70 ATGGCGAATATTTCTCCAAAA 590 [ 2 ]
190-701 GTTCCGTTAATGGCAGCATCT
rOmpB (ompB) 120-M59 CCGCAGGGTTGGTAACTGC 730 [ 3 ]
120-807 CCTTTTAGATTACCGCCTAA
PS120 (sca4) D1f ATGAGTAAAGACGGTAACCT 887 [ 4 ]
D928r AAGCTATTGCGTCATCTCCG

Références

  1. Roux V, Rydkina E, Eremeeva M, Raoult D (1997) Citrate synthase gene comparison, a new tool for phylogenetic analysis, and its application for the rickettsiae. Int J Syst Bact 47: 252-261.
  2. Fournier PE, Roux V, Raoult D (1998) Phylogenetic analysis of spotted fever group rickettsiae by study of the outer surface protein rOmpA. Int J Syst Bacteriol 48: 839-849.
  3. Roux V, Raoult D (2000) Phylogenetic analysis of members of the genus Rickettsia using the gene encoding the outer-membrane protein rOmpB (ompB). Int J Syst Evol Microbiol 50: 1449-1455.
  4. Sekeyova Z, Roux V, Raoult D (2001) Phylogeny of Rickettsia spp. inferred by comparing sequences of 'gene D', which encodes an intracytoplasmic protein. Int J Syst Evol Microbiol 51: 1353-1360.

8. PCR «suicide»

Une technique d'amplification moléculaire par PCR avec ré-amplification ciblant des fragments de séquence jamais amplifiés auparavant dans le laboratoire, utilisant des amorces à usage unique, sans témoin positif mais incluant un témoin négatif tous les 6 échantillons testés, a prouvé son utilité pour le diagnostic du TIBOLA. Cette technique nommée PCR "suicide" peut être appliquée aux biopsies cutanées, au sang EDTA, aux tiques, ainsi qu'au sérum [ 1 ].

Références

  1. Fournier PE, Raoult D (2004) Suicide PCR on skin biopsy specimens for diagnosis of rickettsioses. J Clin Microbiol 42: 3428-3434.

9. Diagnostic biologique indirect

Le diagnostic indirect repose sur la sérologie. La technique de référence est l'immunofluorescence indirecte. Le sérum de chaque patient est testé systématiquement contre toutes les espèces de rickettsies pathogènes endémiques dans la zone géographique où il a contracté la maladie. Au cours du TIBOLA, seuls 41% des patients développent des anticorps détectables. Ce faible taux de séroconversion est peut-être lié au fait qu'à la différence des autres rickettsioses, le TIBOLA est une maladie localisée. Il faut demander un second sérum 2 à 3 semaines après le premier pour mettre en évidence les anticorps [ 1 ]. La présence d'un titre d'IgM > 1:32 et/ou une multiplication par 4 des anticorps entre les 2 sérums affirment une infection récente. Cependant, en raison des réactions croisées entre les différentes espèces du genre Rickettsia, il est difficile d'identifier avec certitude le rôle de R. slovaca. Une réaction sérologique peut être considérée comme spécifique de R. slovaca si :

Le principe de l'adsoption croisée est le suivant : pour les rickettsioses, on utilise en général deux antigènes, parfois plus si nécessaire. L'un des 2 antigènes (A) correspondent à l'étiologie suspectée et l'autre (B) à la seconde étiologie la plus vraisemblable dans la zone géographique concernée compte tenu du tableau clinique. L'adsorption croisée doit être réservée aux sérums ayant des titres d'anticorps > 1 :64. L'absorption croisée consiste à tester 3 échantillons du sérum avant manipulation, puis après avoir fait réagir le sérum avec l'antigène A, ou l'antigène B. Le sérum adsorbé est ensuite testé en immunofluorescence indirecte et Western Blot contre les antigènes A et B. Le sérum non absorbé montre des anticorps contre A et B. Le sérum absorbé ne doit plus présenter de réaction contre l'antigène avec lequel il a été absorbé. En revanche, si l'adsorption avec l'un des antigènes enlève à la fois les anticorps contre les antigènes homologues et hétérologues (par exemple après absorption par A, il ne reste d'anticorps ni contre A ni contre B, alors que l'absorption par B laisse des anticorps contre A) on peut affirmer avec certitude qu'il existe une réaction spécifique contre l'antigène A.

Références

  1. Raoult D, Lakos A, Fenollar F, Beytout J, Brouqui P, Fournier PE (2002) Spotless rickettsiosis caused by Rickettsia slovaca and associated with Dermacentor

10. Traitement du TIBOLA

Le TIBOLA évolue spontanément vers la guérison [ 1 ]. Une dose unique de doxycycline (200 mg chez l'adulte) peut être administrée en cas d'adénopathie douloureuse. En règle générale, l'apyrexie est obtenue en 48 heures. La persistance de la fièvre au-delà de ce délai doit faire rechercher une autre étiologie ou une complication.

Références

  1. Raoult D, Lakos A, Fenollar F, Beytout J, Brouqui P, Fournier PE (2002) Spotless rickettsiosis caused by Rickettsia slovaca and associated with Dermacentor ticks. Clin Infect Dis 34: 1331-1336.

11. Comment envoyer les prélèvements au laboratoire

Biopsie d'escarre:

Tique prélevée sur le patient:

Sang hépariné (bouchon vert):

Sang EDTA (bouchon violet):

Sérum:

Adresser les prélèvements à :

    Unité des Rickettsies
    Faculté de Médecine
    27 Bd Jean Moulin
    13385 Marseille cedex 5
    France

12. Etat de la recherche sur le sujet

La recherche porte actuellement sur :

13. Correspondants au sein de l'IFR 48

13.1. Consultations au sein de l'IFR 48

13.2. Fiche de recueil des renseignements cliniques infection par R. slovaca (TIBOLA)

Telechargeable au format PDF ici

14. Liste des publications de l'IFR 48 sur le sujet

  1. Balayeva NM, Eremeeva ME, Raoult D (1994) Genomic identification of Rickettsia slovaca among spotted fever group rickettsia isolates from Dermacentor marginatus in Armenia. Acta Virol 38: 321-325.
  2. Beati L, Finidori JP, Raoult D (1993) First isolation of Rickettsia slovaca from Dermacentor marginatus in France. Am J Trop Med Hyg 48: 257-268.
  3. Beati L, Humair PF, Aeschlimann A, Raoult D (1994) Identification of spotted fever group rickettsiae isolated from Dermacentor marginatus and Ixodes ricinus ticks collected in Switzerland. Am J Trop Med Hyg 51: 138-148.
  4. Cazorla C, Enea M, Lucht F, Raoult D (2003) First isolation of Rickettsia slovaca from a patient, France. Emerg Infect Dis 9: 135.
  5. Dzelalija B, Morovic M, Novakovic S (1991) Rickettsial antibody in north dalmatia : antibodies to R. conorii, R. akari, R. typhi, R. slovaca and C. burnetii among urban and rural population. In: Kazar J, Raoult D, editors. Rickettsiae and Rickettsial diseases. Bratislava: House of the Slovak Academy of Sciences. pp. 457-464.
  6. Fenollar F, Raoult D (1999) Diagnosis of rickettsial diseases using samples dried on blotting paper. Clin Diag Lab Immunol 6: 483-488.
  7. Fournier PE, Roux V, Raoult D (1998) Phylogenetic analysis of spotted fever group rickettsiae by study of the outer surface protein rOmpA. Int J Syst Bacteriol 48: 839-849.
  8. La Scola B, Raoult D (1997) Laboratory diagnosis of rickettsioses: current approaches to the diagnosis of old and new rickettsial diseases. J Clin Microbiol 35: 2715-2727.
  9. Oteo JA, Ibarra V, Blanco JR, Martinez dA, V, Marquez FJ, Portillo A, Raoult D, Anda P (2004) Dermacentor-borne necrosis erythema and lymphadenopathy: clinical and epidemiological features of a new tick-borne disease. Clin Microbiol Infect 10: 327-331.
  10. Raoult D, Berbis P, Roux V, Xu WB, Maurin M (1997) A new tick-transmitted disease due to Rickettsia slovaca. Lancet 350: 112-113.
  11. Raoult D, Lakos A, Fenollar F, Beytout J, Brouqui P, Fournier PE (2002) Spotless rickettsiosis caused by Rickettsia slovaca and associated with Dermatocentor ticks. Clin Infect Dis 34: 1331-1336.
  12. Raoult D, Drancourt M (1991) Antimicrobial therapy of rickettsial diseases. Antimicrob Agents Chemother 35: 2457-2462.
  13. Rolain JM, Maurin M, Vestris G, Raoult D (1998) In vitro susceptibilities of 27 rickettsiae to 13 antimicrobials. Antimicrob Agents Chemother 42: 1537-1541.
  14. Roux V, Fournier PE, Raoult D (1996) Differentiation of spotted fever group rickettsiae by sequencing and analysis of restriction fragment length polymorphism of PCR amplified DNA of the gene encoding the protein rOmpA. J Clin Microbiol 34: 2058-2065.
  15. Roux V, Rydkina E, Eremeeva M, Raoult D (1997) Citrate synthase gene comparison, a new tool for phylogenetic analysis, and its application for the rickettsiae. Int J Syst Bact 47: 252-261.
  16. Roux V, Raoult D (1995) Phylogenetic analysis of the genus Rickettsia by 16S rDNA sequencing. Res Microbiol 146: 385-396.
  17. Roux V, Raoult D (2000) Phylogenetic analysis of members of the genus Rickettsia using the gene encoding the outer-membrane protein rOmpB (ompB). Int J Syst Evol Microbiol 50: 1449-1455.
  18. Sanogo YO, Davoust B, Parola P, Camicas JL, Brouqui P, Raoult D (2003) Prevalence of Rickettsia spp. in Dermacentor marginatus ticks removed from game pigs (Sus scrofa) in southern France. Ann N Y Acad Sci 990: 191-195.
  19. Sekeyova Z, Roux V, Xu WB, Rehacek J, Raoult D (1998) Rickettsia slovaca sp.nov., a member of the spotted fever group rickettsiae. Int J Syst Bacteriol 48: 1455-1462.
  20. Sekeyova Z, Roux V, Raoult D (2001) Phylogeny of Rickettsia spp. inferred by comparing sequences of 'gene D', which encodes an intracytoplasmic protein. Int J Syst Evol Microbiol 51: 1353-1360.
  21. Shpynov S, Parola P, Rudakov N, Samoilenko I, Tankibaev M, Tarasevich I, Raoult D (2001) Detection and identification of spotted fever group rickettsiae in Dermatocentor ticks from Russia and central Kazakhstan. Eur J Clin Microbiol Infect Dis 20: 903-905.