1. Introduction
Rickettsia sibirica mongolotimonae est responsable du LAR (Lymphangitis-Associated Rickettsiosis). Le LAR est une rickettsiose émergente décrite pour la première fois en 1996 par l'Unité des rickettsies [ 1 ]. C'est une maladie peu fréquente. Jusqu'à présent, 10 cas ont été décrits dont 8 cas en France dans la région de Marseille, un cas chez une patiente revenant du sud de l'Algérie, et un cas en Afrique du Sud [ 1-4 ]. La tique-vecteur du LAR en France et en Afrique du Sud n'est pour l'instant pas identifiée bien que R. sibirica mongolotimonae ait été identifiée dans des tiques du genre Hyalomma en Chine et en Afrique [ 5,6 ]. Une éruption fébrile avec escarre d'inoculation au printemps dans la région marseillaise doit systématiquement faire évoquer le diagnostic, surtout si le patient présente également plusieurs escarres, des adénopathies satellites de l'escarre, et/ou une lymphangite s'étendant de l'escarre à une adénopathie satellite. Cette maladie est bénigne.
Références
- Raoult D, Brouqui P, Roux V (1996) A new spotted-fever-group rickettsiosis. Lancet 348: 412.
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
- Fournier PE, Tissot-Dupont H, Gallais H, Raoult D (2000) Rickettsia mongolotimonae: a rare pathogen in France. Emerg Infect Dis 6: 290-292.
- Pretorius AM, Birtles RJ (2004) Rickettsia mongolotimonae: first human infection reported from South Africa. Emerg Infect Dis 10: 125-126.
- Yu X, Jin Y, Fan M, Xu G, Liu Q, Raoult D (1993) Genotypic and antigenic identification of two new strains of spotted fever group rickettsiae isolated from China. J Clin Microbiol 31: 83-88.
- Parola P, Inokuma H, Camicas JL, Brouqui P, Raoult D (2001) Detection and identification of spotted fever group Rickettsiae and Ehrlichiae in African ticks. Emerg Infect Dis 7: 1014-1017.
2. Que sait-on du micro-organisme ?
Rickettsia sibirica mongolotimonae (R. s. mongolotimonae) est une bactérie intracellulaire stricte classée dans la sous-division alpha des Proteobacteria et dans le groupe boutonneux au sein du genre Rickettsia [ 7 ]. Bien que possédant une paroi de type Gram négatif, cette bactérie prend mal la coloration de Gram. Elle est colorée par la coloration de Gimenez. R. s. mongolotimonae a initialement été isolée en 1991 dans des tiques Hyalomma asiaticum en Mongolie Intérieure (Chine)[ 5 ]. Elle a ensuite été isolée chez des patients en France [ 1-3 ] ou au retour d'Algérie [ 2 ], et détectée par PCR dans des tiques Hyalomma truncatum au Niger [ 6 ] et chez un patient en Afrique du Sud [ 4 ]. R. s. mongolotimonae appartient à l'espèce R. sibirica [ 7 ] mais diffère de R. sibirica sensu stricto par des caractères génotypiques et épidémiologiques [ 2 ]. En particulier, la zone d'endémie de R. sibirica sensu stricto est limitée à la Sibérie et l'ouest de la Chine. R. s. mongolotimonae est responsable du LAR. (Lymphangitis-associated rickettsiosis) [ 2 ]. Dans sa cellule cible, la cellule endothéliale, R. s. mongolotimonae est mobile par polymérisation des filaments d'actine cellulaire. R. s. mongolotimonae est classée parmi les micro-organismes de niveau de sécurité biologique 3.
Références
- Raoult D, Brouqui P, Roux V (1996) A new spotted-fever-group rickettsiosis. Lancet 348: 412.
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
- Fournier PE, Tissot-Dupont H, Gallais H, Raoult D (2000) Rickettsia mongolotimonae: a rare pathogen in France. Emerg Infect Dis 6: 290-292.
- Pretorius AM, Birtles RJ (2004) Rickettsia mongolotimonae: first human infection reported from South Africa. Emerg Infect Dis 10: 125-126.
- Yu X, Jin Y, Fan M, Xu G, Liu Q, Raoult D (1993) Genotypic and antigenic identification of two new strains of spotted fever group rickettsiae isolated from China. J Clin Microbiol 31: 83-88.
- Parola P, Inokuma H, Camicas JL, Brouqui P, Raoult D (2001) Detection and identification of spotted fever group Rickettsiae and Ehrlichiae in African ticks. Emerg Infect Dis 7: 1014-1017.
- Fournier PE, Dumler JS, Greub G, Zhang J, Yimin W, Raoult D (2003) Gene sequence-based criteria for the identification of new Rickettsia isolates and description of Rickettsia heilongjiangensis sp. nov. J Clin Microbiol 41: 5456-5465.
Arbre phylogénique des bactéries du genre Rickettsia basée sur la comparaison des séquences du gène codant la citrate synthase.
3. Réservoir et transmission de R. s. mongolotimonae
L'épidémiologie du LAR est actuellement partiellement inconnue. R. s. mongolotimonae a été isolée en Chine dans des tiques Hyalomma asiaticum [ 2 ] et au Niger dans des Hyalomma truncatum [ 3 ]. Pour le cas contracté en Algérie, les tiques Hyalomma dromedari ont été suspectées [ 1 ]. Bien que R. s. mongolotimonae soit associée avec des tiques du genre Hyalomma dans plusieurs pays d'Afrique et d'Asie, son vecteur en France et en Afrique du Sud n'a pas été identifié. Entre 1996 et 2004, le TIBOLA a représenté 5.3% des cas de rickettsioses diagnostiqués par l'Unité des Rickettsies en France.
Références
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
- Yu X, Jin Y, Fan M, Xu G, Liu Q, Raoult D (1993) Genotypic and antigenic identification of two new strains of spotted fever group rickettsiae isolated from China. J Clin Microbiol 31: 83-88.
- Parola P, Inokuma H, Camicas JL, Brouqui P, Raoult D (2001) Detection and identification of spotted fever group Rickettsiae and Ehrlichiae in African ticks. Emerg Infect Dis 7: 1014-1017.
4. Signes cliniques du LAR
La maladie est caractérisée dans la plupart des cas par une fièvre > 38,5°C, une éruption maculo-papuleuse généralisée et une escarre d'inoculation. Cependant, l'examen retrouve dans 20% des cas plusieurs escarres d'inoculation, dans 55% des cas des adénopathies et dans 40% des cas une lymphangite s'étendant de l'escarre à une adénopathie satellite [ 1,2 ]. C'est cette dernière caractéristique qui a motivé l'adoption d'un nom spécifique pour cette maladie et qui a permis le diagnostic présomptif de LAR chez le dernier patient français. L'évolution est toujours rapidement favorable.
Références
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
- Fournier PE, Tissot-Dupont H, Gallais H, Raoult D (2000) Rickettsia mongolotimonae: a rare pathogen in France. Emerg Infect Dis 6: 290-292.
Escarre d'inoculation au cours du LAR
Lymphangite s'étendant de l'escarre d'inoculation à une adénopathie satellite
5. Diagnostic du LAR
Le diagnostic du LAR est essentiellement clinique et repose sur un faisceau d'arguments épidémio-cliniques. La survenue d'un cas de rickettsiose à tique en France au printemps, en particulier associée à une lymphangite ou à plusieurs escarres, doit systématiquement faire évoquer cette infection. Le diagnostic présomptif peut être confirmé par des examens paracliniques. La biopsie d'escarre d'inoculation faite avant antibiothérapie est le meilleur échantillon clinique, permettant la détection moléculaire de la rickettsie mais également parfois sa culture. Les seuls résultats sérologiques ne permettent pas d'identifier l'espèce en cause [ 2 ].
Un diagnostic de LAR peut être considéré comme certain [ 1 ] si :
- R. s. mongolotimonae est isolée en culture dans un échantillon clinique;
- R. s. mongolotimonae est détectée par PCR dans un échantillon clinique et le patient présente une symptomatologie clinique compatible avec le LAR et/ou une sérologie positive contre une rickettsie du groupe boutonneux ;
- Le patient présente une symptomatologie clinique compatible avec le LAR et une réaction sérologique spécifique contre R. s. mongolotimonae.
Références
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
- Rolain JM, Shpynov S, Raoult D (2003) Spotted fever group rickettsioses in North Asia. Lancet 362: 1939.
6. Diagnostic biologique direct
L'échantillon clinique le meilleur pour le diagnostic de la fièvre boutonneuse méditerranéenne est la biopsie cutanée de l'escarre d'inoculation, faite de préférence avant antibiothérapie. L'amplification génique par PCR, également possible à partir de sang EDTA et, si présente, de la tique prélevée sur le patient, cible différents gènes (citrate synthase, ompA, ompB, «gene D») [ 2-5 ] et permet de détecter et identifier avec certitude l'agent causal. Pour chaque réaction, de l'ADN de R. montanensis (espèce absente en Europe et de pathogénicité non démontrée), est utilisé comme témoin positif. De plus, un témoin négatif est inclus pour 6 échantillons testés.
La culture de R. s. mongolotimonae est réservée aux laboratoires équipés d'un laboratoire de niveau de sécurité biologique 3. Elle est réalisée sur tapis cellulaire [ 6 ]. A ce jour, 5 isolats de R. s. mongolotimonae ont été obtenus à l'Unité des Rickettsies, tous dans des biopsies cutanées [ 1 ] et deux dans des tiques. L'étude en immunohistochimie de la biopsie d'escarre, utilisant des anticorps poly-ou monoclonaux, permet de montrer la bactérie directement au sein des tissus [ 2 ].
Références
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
- Roux V, Rydkina E, Eremeeva M, Raoult D (1997) Citrate synthase gene comparison, a new tool for phylogenetic analysis, and its application for the rickettsiae. Int J Syst Bact 47: 252-261.
- Fournier PE, Roux V, Raoult D (1998) Phylogenetic analysis of spotted fever group rickettsiae by study of the outer surface protein rOmpA. Int J Syst Bacteriol 48: 839-849.
- Roux V, Raoult D (2000) Phylogenetic analysis of members of the genus Rickettsia using the gene encoding the outer-membrane protein rOmpB (ompB). Int J Syst Evol Microbiol 50 Pt 4: 1449-1455.
- Sekeyova Z, Roux V, Raoult D (2001) Phylogeny of Rickettsia spp. inferred by comparing sequences of 'gene D', which encodes an intracytoplasmic protein. Int J Syst Evol Microbiol 51: 1353-1360.
- Marrero M, Raoult D (1989) Centrifugation-shell vial technique for rapid detection of Mediterranean spotted fever rickettsia in blood culture. Am J Trop Med Hyg 40: 197-199.
7. Amorces de PCR utilisées pour la détection des Rickettsia du groupe boutonneux
| Gène |
Nom de l'amorce |
Séquence (5'-3') |
Longueur du fragment (nt) |
Refs |
|
| Citrate synthase (gltA) |
Rp877 |
GGGGACCTGCTCACGGCGG |
381 |
[ 1 ] |
|
Rp1258 |
ATTGCAAAAAGTACAGTGAACA |
|
| rOmpA (ompA) |
190-70 |
ATGGCGAATATTTCTCCAAAA |
590 |
[ 2 ] |
|
190-701 |
GTTCCGTTAATGGCAGCATCT |
|
| rOmpB (ompB) |
120-M59 |
CCGCAGGGTTGGTAACTGC |
730 |
[ 3 ] |
|
120-807 |
CCTTTTAGATTACCGCCTAA |
|
| PS120 (sca4) |
D1f |
ATGAGTAAAGACGGTAACCT |
887 |
[ 4 ] |
|
D928r |
AAGCTATTGCGTCATCTCCG |
Références
- Roux V, Rydkina E, Eremeeva M, Raoult D (1997) Citrate synthase gene comparison, a new tool for phylogenetic analysis, and its application for the rickettsiae. Int J Syst Bact 47: 252-261.
- Fournier PE, Roux V, Raoult D (1998) Phylogenetic analysis of spotted fever group rickettsiae by study of the outer surface protein rOmpA. Int J Syst Bacteriol 48: 839-849.
- Roux V, Raoult D (2000) Phylogenetic analysis of members of the genus Rickettsia using the gene encoding the outer-membrane protein rOmpB (ompB). Int J Syst Evol Microbiol 50: 1449-1455.
- Sekeyova Z, Roux V, Raoult D (2001) Phylogeny of Rickettsia spp. inferred by comparing sequences of 'gene D', which encodes an intracytoplasmic protein. Int J Syst Evol Microbiol 51: 1353-1360.
8. PCR «suicide»
Une technique d'amplification moléculaire par PCR avec ré-amplification ciblant des fragments de séquence jamais amplifiés auparavant dans le laboratoire, utilisant des amorces à usage unique, sans témoin positif mais incluant un témoin négatif tous les 6 échantillons testés, a prouvé son utilité pour le diagnostic du LAR. Cette technique nommée PCR "suicide" peut être appliquée aux biopsies cutanées, au sang EDTA, aux tiques, ainsi qu'au sérum [ 1 ].
Références
- Fournier PE, Raoult D (2004) Suicide PCR on skin biopsy specimens for diagnosis of rickettsioses. J Clin Microbiol 42: 3428-3434.
9. Diagnostic biologique indirect
Le diagnostic indirect repose sur la sérologie. La technique de référence est l'immunofluorescence indirecte. Le sérum de chaque patient est testé systématiquement contre toutes les espèces de rickettsies pathogènes endémiques dans la zone géographique où il a contracté la maladie. Au cours du LAR, seuls 57% des patients développent des anticorps détectables. Il faut demander un second sérum 2 à 3 semaines après le premier pour mettre en évidence les anticorps [ 1 ]. La présence d'un titre d'IgM > 1:32 et/ou une multiplication par 4 des anticorps entre les 2 sérums affirment une infection récente. Cependant, en raison des réactions croisées entre les différentes espèces du genre Rickettsia, il est difficile d'identifier avec certitude le rôle de R. s. mongolotimonae. Une réaction sérologique peut être considérée comme spécifique de R. s. mongolotimonae si :
- le titre cumulé d'IgG + IgM contre R. s. mongolotimonae est supérieur de 2 dilutions par rapport aux autres espèces ;
- le Western blot montre la présence d'anticorps dirigés contre les protéines membranaires de R. s. mongolotimonae seulement ;
- après adsorption croisée permettant d'éliminer les anticorps non spécifiques, il ne reste que des anticorps dirigés contre R. s. mongolotimonae.
Le principe de l'adsoption croisée est le suivant : pour les rickettsioses, on utilise en général deux antigènes, parfois plus si nécessaire. L'un des 2 antigènes (A) correspondent à l'étiologie suspectée et l'autre (B) à la seconde étiologie la plus vraisemblable dans la zone géographique concernée compte tenu du tableau clinique. L'adsorption croisée doit être réservée aux sérums ayant des titres d'anticorps > 1 :64. L'absorption croisée consiste à tester 3 échantillons du sérum avant manipulation, puis après avoir fait réagir le sérum avec l'antigène A, ou l'antigène B. Le sérum adsorbé est ensuite testé en immunofluorescence indirecte et Western Blot contre les antigènes A et B. Le sérum non absorbé montre des anticorps contre A et B. Le sérum absorbé ne doit plus présenter de réaction contre l'antigène avec lequel il a été absorbé. En revanche, si l'adsorption avec l'un des antigènes enlève à la fois les anticorps contre les antigènes homologues et hétérologues (par exemple après absorption par A, il ne reste d'anticorps ni contre A ni contre B, alors que l'absorption par B laisse des anticorps contre A) on peut affirmer avec certitude qu'il existe une réaction spécifique contre l'antigène A.
Références
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
Western blot avant (1,2) et après adsorption croisée avec R. conorii (3,4) et R. s. mongolotimonae (5,6). Pistes 1, 3, 5 = antigène R. conorii; pistes 2, 4, 6 = antigène R. s. mongolotimonae.
10. Traitement du LAR
Le LAR évolue dans tous les cas spontanément vers la guérison [ 1,2 ]. Une dose unique de doxycycline (200 mg chez l'adulte) peut accélérer la guérison. En règle générale, l'apyrexie est obtenue en 48 heures. La persistance de la fièvre au-delà de ce délai doit faire rechercher une autre étiologie ou une complication.
Références
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
- Pretorius AM, Birtles RJ (2004) Rickettsia mongolotimonae: first human infection reported from South Africa. Emerg Infect Dis 10: 125-126.
11. Comment envoyer les prélèvements au laboratoire
Biopsie d'escarre :
- si congelée à -80°C après prélèvement, envoyer en carboglace pour culture
- si non congelée à -80°C après prélèvement, envoyer à température ambiante pour PCR
- si formolée ou paraffinée, envoyer à température ambiante pour immunohistochimie
Tique prélevée sur le patient :
- si vivante, envoyer à température ambiante dans un pot à ECBU (dont le couvercle est percé de quelques trous) pour culture
- si morte, envoyer à température ambiante pour PCR
Sang hépariné (bouchon vert):
- conserver à -80°C puis envoyer en carboglace pour culture
Sang EDTA (bouchon violet):
- conserver à +4°C puis envoyer à température ambiante pour PCR
Sérum :
- conserver à +4°C puis envoyer à température ambiante. Prélever deux échantillons à 10 jours d'intervalle
Adresser les prélèvements à :
Unité des Rickettsies
Faculté de Médecine
27 Bd Jean Moulin
13385 Marseille cedex 5
France
12. Etat de la recherche sur le sujet
La recherche porte actuellement sur :
- L'évaluation de l'incidence et de la distribution géographique de R. s. mongolotimonae
- La clarification de la classification taxonomique des bactéries du genre Rickettsia, en particulier au sein de l'espèce Rickettsia sibirica.
13. Correspondants au sein de l'IFR 48
13.1. Consultations au sein de l'IFR 48
13.2. fiche de recueil des renseignements cliniques infection a R. siberica mongolotimonae (lar)
Telechargeable au format PDF ici
14. Liste des publications de l'IFR 48 sur le sujet
- Fournier PE, Gouriet F, Brouqui P, Lucht F, Raoult D (2005) Lymphangitis-associated rickettsiosis, a new rickettsiosis caused by Rickettsia sibirica mongolotimonae: 7 new cases and review of the literature. Clin Infect Dis 40: 1435-1444.
- Pretorius AM, Birtles RJ (2004) Rickettsia mongolotimonae: first human infection reported from South Africa. Emerg Infect Dis 10: 125-126.
- Yu X, Jin Y, Fan M, Xu G, Liu Q, Raoult D (1993) Genotypic and antigenic identification of two new strains of spotted fever group rickettsiae isolated from China. J Clin Microbiol 31: 83-88.
- Parola P, Inokuma H, Camicas JL, Brouqui P, Raoult D (2001) Detection and identification of spotted fever group Rickettsiae and Ehrlichiae in African ticks. Emerg Infect Dis 7: 1014-1017.
- Raoult D, Brouqui P, Roux V (1996) A new spotted-fever-group rickettsiosis. Lancet 348: 412.
- Fournier PE, Tissot-Dupont H, Gallais H, Raoult D (2000) Rickettsia mongolotimonae: a rare pathogen in France. Emerg Infect Dis 6: 290-292.
- Fournier PE, Dumler JS, Greub G, Zhang J, Yimin W, Raoult D (2003) Gene sequence-based criteria for the identification of new Rickettsia isolates and description of Rickettsia heilongjiangensis sp. nov. J Clin Microbiol 41: 5456-5465.
- Rolain JM, Shpynov S, Raoult D (2003) Spotted fever group rickettsioses in North Asia. Lancet 362: 1939.
- Roux V, Rydkina E, Eremeeva M, Raoult D (1997) Citrate synthase gene comparison, a new tool for phylogenetic analysis, and its application for the rickettsiae. Int J Syst Bact 47: 252-261.
- Fournier PE, Roux V, Raoult D (1998) Phylogenetic analysis of spotted fever group rickettsiae by study of the outer surface protein rOmpA. Int J Syst Bacteriol 48: 839-849.
- Roux V, Raoult D (2000) Phylogenetic analysis of members of the genus Rickettsia using the gene encoding the outer-membrane protein rOmpB (ompB). Int J Syst Evol Microbiol 50 Pt 4: 1449-1455.
- Sekeyova Z, Roux V, Raoult D (2001) Phylogeny of Rickettsia spp. inferred by comparing sequences of 'gene D', which encodes an intracytoplasmic protein. Int J Syst Evol Microbiol 51: 1353-1360.
- Marrero M, Raoult D (1989) Centrifugation-shell vial technique for rapid detection of Mediterranean spotted fever rickettsia in blood culture. Am J Trop Med Hyg 40: 197-199.
- Roux V, Raoult D (2000) Phylogenetic analysis of members of the genus Rickettsia using the gene encoding the outer-membrane protein rOmpB (ompB). Int J Syst Evol Microbiol 50: 1449-1455.
- Fournier PE, Raoult D (2004) Suicide PCR on skin biopsy specimens for diagnosis of rickettsioses. J Clin Microbiol 42: 3428-3434.