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examen clinique - Index syndromes
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prélèvements
Examen
du patient vertigineux
L'examen débute par la prise de la tension artérielle
couché puis debout et par l'auscultation cardiaque.
Signes
en faveur d'une atteinte vestibulaire périphérique
Nystagmus : il s'agit d'un mouvement rythmé, des deux yeux, composé
d'une phase lente et d'une phase rapide. Il est défini par la direction
du mouvement rapide.
Epreuve calorique : il convient au préalable de s'assurer de
l'absence de perforation tympanique. Le patient est allongé, la tête
relevée de 30°. On réalise, à l'aide d'une seringue
remplie d'eau froide, une irrigation du conduit auditif externe pendant 30 secondes.
Le patient est ensuite replacé dans la position d'examen, regard de face,
tête relevée de 30° ; on note la fréquence du nystagmus.
Normalement, chaque épreuve déclenche 15 à 60 secousses
nystagmiques, observées entre la 60 et la 90ème seconde après
irrigation. Enfin, le taux d'asymétrie entre les deux épreuves
doit être inférieur à 15 %.
Examen de la fonction vestibulo-spinale :
- "Déviation des index" : sujet assis, sans appui sur le
dos, on lui demande de tendre les index vers l'examinateur. On attend 20 à
30 secondes avant d'évaluer l'existence ou non d'une déviation
latéralisée.
- Test de Romberg : sujet debout, pieds joints en position anatomiques, bras
collés au corps, yeux ouverts puis fermés. On examine les petits
mouvements qu'ils utilisent pour garder l'équilibre.
- Test de piétinement aveugle (ou test de Fukuda) : on demande au sujet
de piétiner à raison d'un pas/seconde, en levant le genou d'environ
45°, les bras tendus en avant. On notera les rotations sur place, les
déviations latéralisées.
- Test de marche aveugle : on demande au sujet de faire quelques pas en avant
et en arrière, les yeux fermés. En cas de pathologie vestibulaire
périphérique, le parcours du sujet réalise une marche
en étoile, tournant du côté du déficit.
Signes
en faveur d'un vertige paroxystique positionnel bénin
Le sujet est assis au milieu de la table d'examen, les jambes pendantes. L'examinateur,
une main sur la nuque du patient, l'autre accrochant le bras, couche le sujet
en décubitus latéral, tête tournée de 30° par
rapport à l'horizontale. On notera l'apparition concommitante d'un vertige
et d'un nystagmus dont il faudra préciser la direction , le paroxysme
et la durée. Ensuite, le sujet est remis en position assise et on notera
l'apparition ou non d'un nystagmus synchrone d'un vertige.
On répète la manoeuvre pour le côté opposé.
Signes
en faveur d'une atteinte centrale
Atteinte des voies cérébelleuses
- "Gaze nystagmus" : on demande au sujet de fixer son regard
sur une mire (pointe d'un stylo), en face, à gauche à 30 ou
40 cm, à 20°, à 30°, en haut puis ne bas. L'apparition
d'un nystagmus dès 20° d'excentration, battant à gauche
dans le regard de gauche, à droite dans le regard de droite, vertical
supérieur dans le regard en haut et vertical inférieur dans
le regard en bas, traduit le "gaze nystagmus". Il est à noter
qu'un nystagmus physiologique peut apparaître pour une excentration
supérieure ou égale à 40°.
- Poursuite oculaire : on demande au sujet de suivre du regard l'extrémité
d'un stylo auquel on imprime des mouvements sinusoïdaux dans le plan
horizontal. Normalement, la poursuite oculaire se fait de manière souple,
sans saccade.
- Saccades oculaires : l'examinateur muni de deux stylos placés
à 30 cm d'espacement et à 60 cm du sujet, lui demande de regarder
alternativemnt une cible puis l'autre. On apprécie la précision
des saccades et la vitesse d'exécution du mouvement.
- Interactions vicuo-vestibulaires : on teste la disparition du nystagmus
vestibulaire par fixation visuelle. Le sujet coudes au corps, tient des deux
mains un stylo devant lui, à environ 40 cm. On lui demande d'en fixer
le bout auquel on imprime une oscillation gauche-droite. Normalement, le sujet
ne doit pas avoir de nystagmus.
Atteinte des voies corticales
Le sujet est en position de Romberg et prévenu de l'examen. L'examinateur
se place derrière lui et de ses deux mains exerce une pression brève
sur les deux épaules vers l'arrière. Normalement, le sujet esquive
un petit pas en arrière et se redresse d'un mouvement rapide ; en cas
de déficit, il partira en arrière sans se retenir.
